Une fois restés seuls, Pharrell s'approcha de moi. Je ne bougeais pas d'un poil, et ne prononçais pas un mot. S'il n'y avait pas eu ce maudit revolver, je lui aurais sauté au cou, et je l'aurais égorgé, avec mes dents s'il l'avait fallu!
Mais il y avait bien cette arme, que Pharrell pointait sur moi avec un plaisir visible, faisant glisser le canon froid de ma poitrine à ma joue.
-Tu étais plus locace l'autre jour chez moi, ma toute belle... murmura t'il d'une voix très sensuelle, en se laissant tomber sur un genou, sur le canapé à mes côtés. Je sentais son parfum, un parfum cher, aux notes épicées, envoûtantes...
Une charogne pareille à lui n'aurait dû sentir que la puanteur de sa corruption!
Il faisait maintenant glisser son visage dans mes cheveux, près de mon oreille. Je fixais le mur loin devant moi, toujours sans bouger. Le canon du revolver restait pointé tout contre ma poitrine.
Il commençà à donner de petits baiser dans mon cou, et derrière mon oreille. C'était dégoûtant.

J'en aurais pleuré.
Et pourtant j'attendais, comme si quelquechose aurait encore pû venir me sauver. De l'étage provenaient des cris, que je n'aurais sû à qui attribuer. Moi j'attendais. Le moment propice pour tenter quelquechose, même si je devais pour cela endurer quelques minutes encore le contact de cette pourriture...
Je n'aurais sans doute qu'une seule chance... Je devais le repousser suffisemment vite, et suffisemment fort pour qu'il tombe à terre, et que j'ai le temps de lui prendre son arme...
Avant qu'il ne me fasse sauter la cervelle...
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Bon, c'est sûr, c'était
super prévisible, c'était obligé qu'il se
ramène, j'allais pas le laisser tourner en rond dans les
rues toute la nuit pendant qu'Ollie se faisait
zigouiller!




