Accueil Date de création : 30/01/07 Dernière mise à jour : 16/01/08 20:30 / 653 articles publiés
 

.Maj 13.

.625.  (.Maj 13.) posté le lundi 14 janvier 2008 15:07

Une fois restés seuls, Pharrell s'approcha de moi. Je ne bougeais pas d'un poil, et ne prononçais pas un mot. S'il n'y avait pas eu ce maudit revolver, je lui aurais sauté au cou, et je l'aurais égorgé, avec mes dents s'il l'avait fallu!


Mais il y avait bien cette arme, que Pharrell pointait sur moi avec un plaisir visible, faisant glisser le canon froid de ma poitrine à ma joue.


-Tu étais plus locace l'autre jour chez moi, ma toute belle... murmura t'il d'une voix très sensuelle, en se laissant tomber sur un genou, sur le canapé à mes côtés. Je sentais son parfum, un parfum cher, aux notes épicées, envoûtantes...

Une charogne pareille à lui n'aurait dû sentir que la puanteur de sa corruption!


Il faisait maintenant glisser son visage dans mes cheveux, près de mon oreille. Je fixais le mur loin devant moi, toujours sans bouger. Le canon du revolver restait pointé tout contre ma poitrine.

Il commençà à donner de petits baiser dans mon cou, et derrière mon oreille. C'était dégoûtant.

 

 


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J'en aurais pleuré.

Et pourtant j'attendais, comme si quelquechose aurait encore pû venir me sauver. De l'étage provenaient des cris, que je n'aurais sû à qui attribuer. Moi j'attendais. Le moment propice pour tenter quelquechose, même si je devais pour cela endurer quelques minutes encore le contact de cette pourriture...

 

Je n'aurais sans doute qu'une seule chance... Je devais le repousser suffisemment vite, et suffisemment fort pour qu'il tombe à terre, et que j'ai le temps de lui prendre son arme...

Avant qu'il ne me fasse sauter la cervelle...

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.626.  (.Maj 13.) posté le mardi 15 janvier 2008 14:28

Pharrell laissait sa main disponible glisser sur mon corps, mais je gardais la tête froide au contact du revolver dont le canon ne s'écartait pas de moi. Quand il finit par glisser sa main sous mon tee-shirt transparent, pour remonter vers ma poitrine, je le repoussais en arrière le plus fort possible. Malheureusement, j'avais mal calculé mon coup. Il devait s'attendre à quelque entourloupe de ma part, ou du moins à ce que je le repousse, car il me sourit d'un air narquois, en appuyant plus fort encore le revolver dans ma chair.


-Serais-tu prude, ma belle? Comme ta chère petite soeur? Je ne l'ai pas touchée, elle, et pourtant, je l'aurais pû... Parfois, je l'ai regretté. Alors, quand je t'ai vue, l'autre fois, je me suis dit que cette fois, je t'aurais, toi...

-Salopard... murmurais-je entre mes dents, rigide comme une statue.

-Tu dis? Se moqua t'il une fois de plus en se couchant sur moi, étouffant de sa bouche mes protestations.

 

 

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Pharrell embrassait bien, très bien même. J'avais déjà pû en faire l'expérience auparavent. Mais le seul fait que ce soit lui gachaît tout, et rendait ce contact plus infâme que de se remplir la bouche de boue. Sa langue frôllait mes lèvres de manière experte, sensuelle, et pourtant, j'avais envie de crier.

Est-ce que j'allais devoir me laisser violer, là, sans pouvoir faire un geste?

Non... Ca, jamais.

Je préférais encore qu'il me tire une balle dans la tête. Il ne m'aura pas.

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.627.  (.Maj 13.) posté le mardi 15 janvier 2008 14:37

J'étais au désespoir, rigide comme une planche, espérant que ma raideur le dégoûterait de moi. Si seulement je pouvais écarter le canon du revolver de moi... Ca ne me dérangerait absolument pas qu'il se tire lui-même dessus! 


Mais Pharrell était trop occupé à glisser ses mains sous mes vêtements... Tellement occupé qu'il ne s'était pas retourné en entendant le plancher craquer sous des pas...


-Jurgen, je t'ais dit de me laisser seul! Casses-toi! Ordonna t'il, énervé, lâchant juste ma bouche une fraction de seconde, avant de la reprendre.

-Manque de chance, ce n'est pas Jurgen... répondit une voix douce, bien trop douce pour ne pas être emplie d'une froide colère...

 

 

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Brusquement, je fûs libérée du poids du corps de Pharrell, qui chuta à terre en un bruit sourd, tandis que son revolver volait dans un coin de la pièce. La surprise avait été si grande, et l'action si prompte que le blond n'avait même pas compris ce qu'il lui arrivait, et n'avait même pas eû le temps de tirer...

 

 

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Devant lui, mâchoires crispées, et mains blanchissantes tant elles étaient serrées, se tenait un Ryder Chase fulminant de rage...

 

 

 

*Contentes? Bon, c'est sûr, c'était super prévisible, c'était obligé qu'il se ramène, j'allais pas le laisser tourner en rond dans les rues toute la nuit pendant qu'Ollie se faisait zigouiller!

 

Quoique....  

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.628.  (.Maj 13.) posté le mardi 15 janvier 2008 14:42

D'un bond, Pharrell sauta sur ses pieds, prenant une position de défense. Son regard scruta la pièce dans l'espoir de retrouver son arme, mais de là où il était, il ne pouvait pas l'apercevoir, caché comme il était par une pile d'agglos.

Il choisit l'ironie comme mode de défense.

 

-Tiens, Mr Chase... Ca fait toujours plaisir de revoir d'anciens pions! Mais que me vaut le plaisir de votre visite?

 

Son ironie sembla agacer encore plus Ryder qui pour toute réponse lui envoya son poing à l'estomac.

 

 

 

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Pharrell reprit son souffle, et lançà un regard mauvais au professeur.

-Vous êtes complètement fou!

-Espèce d'ordure, cracha Ryder d'une voix froide et tranchante comme de l'acier, moi qui t'ais toujours pris pour quelqu'un de bien!

-Mais je le suis! Je ne comprend pas votre colère. Je m'amusais simplement avec ma petite amie, et je...

 

Un autre coup vint l'attendre au visage.

-Ne pose jamais plus tes sales pattes sur Ollie, où je te romps le cou!

 

Pharrell baissa les yeux, comme s'il avait honte, et se soumettait.

-Bien monsieur, je vais...

 

Il ne finit pas sa phrase, mais s'était élancé en traître, la tête la première dans l'estomac de Ryder. Les deux hommes tombèrent à terre comme des lutteurs antiques. A les voir, frapper à coups de poings et de pied, nul n'aurait su dire qui aurait le dessus...

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.629.  (.Maj 13.) posté le mardi 15 janvier 2008 14:54

Moi j'étais là, assise sur mon canapé, inutile, pendant que mon sort se jouait sous mes yeux.

Comment Ryder avait-il su que je me trouvaislà? Je croyais pourtant l'avoir semé tout à l'heure? Il aurait peut-être mieux vallu qu'il ne se mêle pas de tout celà. Je ne supporterais pas qu'il lui arrive quelquechose.

 

Quand d'un coup sec Ryder projeta en arrière Pharrell, qui alla s'écraser, étourdi, contre le générateur, j'ai crû que j'allais me mettre à pleurer tant j'étais heureuse et soulagée. Ryder se tourna vers moi, les yeux brillants, et je vis ses pauvres mains, écorchées, tant il avait frappé Pharrell.

 

Et pourtant, une seule seconde suffit pour passer du rêve au cauchemar...

 

 

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